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Nous sommes le: 21 Mai, 2012
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| n'oublions pas les principes de Dieu |
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| Écrit par Jérôme DOLEAC | |||
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L'Union Européenne ambitionne de réduire la pauvreté ! Les ministres des affaires sociales européens ont arrêté le 07 juin dernier, les bases d'un projet visant à mettre en place dans chaque pays de l'Union, un plan "anti-pauvreté. "
Ces plans devront permettre une sortie de la pauvreté et de l'exclusion des citoyens les plus fragiles, vivant dans l'Union sous un délai de... 10 ans soit à l'horizon de 2020.
Cette initiative sera intégrée à la future "stratégie économique et sociale", au même titre qu'une autre ambition de l'Union qui, elle, vise un taux d'emploi des 20-64 ans fixé à 75%. Cette double volonté affichée, vise certainement à redorer le blason social de l'Union européenne, dont le bilan est désastreux : 1 Européen sur 5 est en situation d'exclusion ou de pauvreté ! Déjà présenté en mars, ce projet avait échoué, les Européens ne parvenant pas à surmonter leurs divergences sur ce nouvel engagement. Il faut dire que la question est particulièrement ardue, chaque pays ayant une structure sociétale et des problèmes spécifiques. Il faut pouvoir quantifier et qualifier les populations impactées par l'exclusion et la pauvreté. Afin que chaque État membre puisse faire ses arbitrages et calibrer son plan au plus près de ses réalités, trois critères ont été retenus : - Le 1er estime qu'une personne vivant avec moins de 60% du revenu national moyen "présente" un risque de pauvreté. Cette catégorie représente environ 80 millions d'Européens, soit 16% de la population, dont 19 millions d'enfants ! Ce 1er critère, le plus "classique", ne convenait pas à certaines capitales qui estimaient ne pas être en mesure de pouvoir "saisir" l'ampleur (au niveau européen) du phénomène... Tout comme sur le plan économique, la pauvreté en Europe n'est pas homogène et prend différentes formes. De même, les aides et dispositifs sociaux ne sont pas structurés de la même manière. C'est pour ces raisons que 2 autres critères ont été définis, faisant de facto, augmenter les populations concernées de 80 à 120 millions de personnes... - Le 2e fait mention du "dénuement matériel " et le 3e porte sur "le fait de vivre dans des ménages sans emploi". Les plans qui seront mis en œuvre, sur 10 ans (!), ne concerneront au final que 20 millions de ces Européens laissés sur le bord de la route... 1 sur 6 ! Certes, les ONG se réjouissent de cette prise en compte des plus démunis dans la politique européenne, mais elles restent dubitatives quant à la réussite de ce projet. Elles seront donc attentives à la mise en place effective de cette politique. Du reste, les ONG ne sont pas les seules à s'interroger. De surcroît, à l'heure où tous les gouvernements sabrent dans les dépenses, notamment sociales, il leur sera d'autant plus difficile de mettre en place une politique qui se veut aussi ambitieuse ! Même si la création d'emploi est, sans aucun doute, le meilleur moyen pour lutter contre la pauvreté et l'exclusion, cela ne suffira pas, selon le point de vue des Suédois. Une fois encore, l'approche européenne n'est pas homogène, car d'un côté les Tchèques s'inquiètent du chiffre de 20 millions, quand les Belges eux auraient souhaité qu'on le porte à 30... Les Grecs, eux, se contentant de déclarer qu'ils feraient du mieux qu'ils peuvent... autant ne rien dire ! Enfin, la critique la plus récurrente des pays membres sur le projet concerne les "travailleurs pauvres" qui pourraient ne pas être pris en compte. Cet autre phénomène, en pleine expansion lui aussi, coïncide avec la précarisation de plus en plus importante du monde du travail... au nom de la concurrence et de la compétitivité toujours plus grandes, exigées par... Bruxelles !
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